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Association pour la Connaissance de la Culture Historique Littéraire & Artistique


L'association

lexique des tissus, tapis et tapisseries

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  • Aba : robe ressemblant à une tunique, portée par les musulmanes par-dessus un pantalon.
  • Abocchai : châle de mariage brodé des castes marchandes du Sind (Pakistan) et du Kutch (Inde).
  • Abr : (« nuage » en persan) étoffe d’Asie centrale teinte, confectionnée selon la technique de l’ikat.
  • Adinkra : tissu ghanéen couvert de motifs symboliques imprimés à l’aide d’un tampon taillé dans une calebasse.
  • Adire : terme yoruba désignant la teinture à la réserve avec de l’indigo.
  • Adire alabere : technique de teinture sur nœuds d’Afrique occidentale dans laquelle le tissu est cousu avant d’être teint.
  • Adire eleko : technique de teinture à l’indigo d’Afrique occidentale, dans laquelle on étale une pâte sur le tissu, au pinceau ou au pochoir.
  • Adjective (teinture) : teinture qui doit être fixée par un mordant pour être permanente.
  • Ajrakh : tissu du nord-ouest de l’Inde qu’on traite avec un mordant, et une pâte à la réserve, avant de le teindre.
  • ANILINE, teintures à. L’aniline est une base chimique qui donne un grand nombre de couleurs, tout en étant elle-même un liquide incolore, huileux, à odeur caractéristique. Obtenue aujourd’hui à partir des goudrons de houille, elle fut d’abord isolée des produits de la distillation de l’indigo avec de la potasse caustique. Le développement des matières colorantes fut, au dix-neuvième siècle, le point fort de la recherche sur les colorants.
  • Application. La broderie d’application s’obtient en découpant des pièces d’étoffe pouvant avoir des typologies techniques et décoratives différentes, et en les cousant sur un support textile quelconque selon un projet graphique. Pour relier les différentes pièces et empêcher les effilochages, on utilise de préférence le point cordonnet.
  • APPLIQUE. Application de certaines étoffes découpées selon certaines formes, ou de motifs brodés, sur un fond qui sert de support pour créer un motif.
  • Ari : petit crochet utilisé lors du travail sur tambour.
  • Armure. Synonyme d’entrecroisement de fils de chaîne et de trame. Il existe trois armures fondamentales : armure toile, sergé et satin. On les réalise sur des métiers à lisses. En variant légèrement l’entrecroisement fondamental, on obtient des tissus dits « façonnés ».
  • Assemblage. Voir Application.
  • AZUTE Etoles en tulle de coton grossier ouvragé de dessins (généralement géométriques) en or ou en argent par le passage de bandelettes de métal au travers de l’armure de l’étoffe. Elles se firent en Egypte, surtout dans les années 1920, pour le marché européen. Elles étaient très populaires comme souvenirs.
  • Bagh : variété de châle phulkari du Pendjab, entièrement recouvert de broderies de soie.
  • BAGUETTE D’ENVERJURE. Dispositif très simple permettant de créer la foule sur les métiers primitifs, la baguette d’enverjure (ou envergeur) est une baguette plate incurvée à une extrémité. Les fils passent au-dessus et au-dessous de la baguette d’enverjure. Quand on la tourne sur le côté, la foule se forme. La contre-foule s’obtient quand on enlève la baguette d’enverjure et qu’on l’enfile à nouveau dans les fils alternés. Les motifs peuvent être formés à la main ou à l’aide de la baguette d’enverjure.
  • Bandana/BANDHANA. Du hindi bandhnu, désigne une forme de teinture en réserve, obtenue en nouant étroitement la partie d’étoffe que l’on ne veut pas teindre. Ce terme désigne aujourd’hui un petit foulard que l’on noue autour du cou ou de la tête. Etoffe en soie ou coton teinte en réserve par ligature dont les dessins sont constitués de petits ronds blancs ou pastel sur fond sombre, obtenus par la ligature serrée des ronds avec un fil de coton avant la teinture, ce qui empêche la pénétration de la couleur. Un bandhana peut comporter deux ou trois couleurs par la teinture en premier lieu de la couleur la plus claire (généralement le jaune), puis par la ligature d’autres ronds ou surfaces pour chaque couleur successive.
  • Bandhani : terme gujarati désignant la teinture sur nœuds.
  • BASIN. Etoffe croisée blanche, avec chaîne en fil et trame en coton. Selon les époques, elle fut fine ou épaisse. Elle pouvait aussi être ouvragée de rayures en satin colorées ou même fleurie. A l’origine importée de l’Inde, à partir du dix-huitième siècle elle se fit également dans le Lancashire et plus tard aux Etats-Unis.
  • Batik : méthode javanaise de teinture à la réserve employant la cire. Terme malais se référant à un procédé pour imprimer sur étoffe, basé sur des « réserves » de cire fondue appliquée sur les zones qui ne doivent pas absorber la couleur. Rosa Giolli Menni disait qu’elle distinguait les batiks indiens de leurs imitations par les très fines veinures qui irradient depuis des zones imprégnées d’une certaine couleur sur d’autres zones de couleurs différentes : ces veinures se produisent dans les fissures qui se forment sur la cire lors de l’immersion du tissu dans la teinture. « Le vrai batik exige une fabrication lente, par stratifications de cire suivies de bains colorés, puis de solvants pour ôter la cire, et ainsi de suite en recommençant depuis le début autant de fois que l’on veut employer de couleurs différentes. » (Buffoni, 1923, p. 41)
  • Bidang : jupe de perles portée par les femmes des tribus Dyak de Bornéo.
  • Billum : sac de Nouvelle-Guinée formé de boucles entrelacées.
  • Bogolanfini : tissu malien teint à la réserve avec de la boue.
  • Bolim posh : dais tendu au-dessus des mariés en Asie centrale.
  • BROCATELLE. Etoffe de la famille des lampas, avec fils de chaîne en soie, caractérisée par l’effet satiné, en relief, du damas. Ceci est dû à l’emploi d’une trame de fond en lin grossier et de motifs sur trame en soie et à une tension appropriée entre les fils de chaîne et les fils de trame (cf. LAMPAS).
  • BRODERIE AJOURÉE. A l’origine, sorte d’APPLIQUE de formes découpées, le nom fut par la suite attribué à la broderie sur laquelle étaient découpées des parties du fond. A partir du milieu du seizième siècle, ce devint le terme générique pour toutes les formes de dentelle à l’aiguille sur un fond tissé.
  • BRODERIE ANGLAISE. Genre de BRODERIE AJOUREE développée en Grande-Bretagne au milieu du dix-neuvième siècle. Elle se faisait avec un fil de coton blanc doux MERCERISE sur coton ou lin fin et consiste en motifs découpés de ronds et d’ovales dont les bords sont surjetés serré puis travaillés au point de feston et au point de tige. Elle s’employait sur tout pour agrémenter les vêtements des bébés et des enfants, les bords des chemises de nuit, etc…
  • Broderie blanche : Ensemble de techniques (couture, broderie) utilisant un fil blanc sur fond blanc.
  • BRODERIE D’OMBRE. Technique de broderie créant un effet de couleur atténuée sur l’endroit. Elle se travaille toujours sur l’envers au point de chausson serré avec un fil fortement coloré sur un tissu léger. Sur l’endroit, le motif apparaît en petits points de piqûre, la couleur du point de chausson étant doucement atténuée.
  • Broderie L’italien ricamo (« broderie ») provient de l’arabe rqm qui veut dire « signe ». La broderie s’obtient avec du fil (de fibre et de couleur quelconques) et une aiguille, sur un support textile allant du plus lâche (filet, burat) au plus serré (satin, velours). Il existe une très grande variété de points.
  • Bukhani : écharpe ou ceinture portée par la mariée dans le Kutch (Inde) et le Sind (Pakistan).
  • BUNMEI KAIKA « Civilisation et Lumière », phrase forgée pour caractériser l’engouement pour la culture et les coutumes occidentales durant la première période Meiji au Japon.
  • BURATTO. Du latin bura, signifiant étoffe grossière. Le fond est une sorte de gaze fabriquée en Italie et ressemblant au travail sur filet (LACIS) servant de support à la broderie.
  • BŪTA. Plante à fleurs conventionnelle, généralement avec un bouton ou une fleur penchée au bout et qui apparaît traditionnellement comme principal motif de bordure sur les étoffes drapées indiennes et sur d’autres textiles.
  • BŪTĪ. Plante à fleurs miniature, utilisée comme motif de remplissage du champ de nombreux textiles indiens.
  • CAFTAN. Vêtement de dessus en forme de grand manteau ouvert porté dans différents pays islamiques. La version turque est attachée sur le devant et présente des manches courtes ou longues, ces dernières étant parfois amovibles.
  • CALENDRE. Sous-motif estampillé à chaud sur le fond d’une étoffe fine comme le TAFFETAS.
  • CALICOT. Nom dérivé de Calicut, port de la côte occidentale de l’Inde, au sud de Madras, où les textiles étaient rassemblés avant l’embarquement par la Compagnie des lndes Orientales. Ce terme fut appliqué à une étoffe de coton indienne, grossière ou fine, tissée avec des rayures ou des carreaux multicolores, peinte ou imprimée. Aujourd’hui encore, on appelle « calicots » des cotonnades imprimées de petits motifs, surtout les étoffes destinées à l’habillement.
  • Cammino. Dessin renaissant pour velours et damas, caractérisé par des rangées ordonnées de grandes corolles multilobées disposées sur des parallèles horizontales et ornées d’une fleur de chardon en leur centre.
  • Canting : instrument permettant de dessiner des motifs de batik, muni d’un réservoir rempli de cire chaude.
  • Cap : dans le batik, tampon de cuivre permettant d’imprimer de la cire sur le tissu.
  • Cardage : séparation et nettoyage des fibres de laine. On les passe entre deux blocs munis de dents métalliques courbes.
  • CARTOUCHE. Médaillon ovale entourant le nom de règne d’un pharaon.
  • Cetak : application de teintures chimiques sur certaines parties du fil dans la technique de l’ikat.
  • Chaîne : éléments longitudinaux d’un tissu définissant sa longueur. Ensemble de fils tendus entre deux rouleaux, qui restent passifs et qui formeront la longueur de l’étoffe.
  • Chakla : parement carré du nord-ouest de l’Inde.
  • Chibori. Voiles très légers décorés d’une infinité de taches de couleur disposées en dessins géométriques, obtenues en plongeant point par point l’étoffe dans les différents bains, après l’avoir « pincée à l’emplacement de chaque tache à produire et après avoir étroitement ligaturé la base de chaque pincement ». (Buffoni, 1923, p. 41)
  • Chikan : forme indienne de broderie blanche où des motifs floraux sont brodés sur filet.
  • ChinÉ à la branche. Teinture en réserve réalisée sur les fils de chaîne liés par groupes, en suivant un projet décoratif précis, quand ces fils sont déjà tendus entre les ensouples mais avant le tissage.
  • CHINE, RUBAN DE, Ruban coloré très étroit, pas plus large que 1,5 mm (0,16 in), utilisé comme fil pour un type de broderie à la mode pendant le dix-neuvième siècle.
  • Chintz. Tissu de coton à armure toile, généralement imprimé, dont l’endroit est rendu lustré et brillant par cirage et pressage sous de lourds cylindres (appelés aussi « calandres »).
  • CHINTZ. tissus imprimés et peints d’Inde du sud destinés à l’exportation. De l’hindi chint qui signifie « bariolé », le terme chintz s’appliquait dans le commerce indien aux calicots imprimés ou peints. Aujourd’hui, le chintz désigne généralement une cotonnade imprimée à grands motifs floraux, d’ordinaire lustrée, convenant particulièrement bien aux tissus d’ameublement.
  • Choli : corsage à dos nu des femmes du Rajasthan et du Gujarat, ouest de l’Inde.
  • Chullo : bonnet tricoté des Andes.
  • Chumpi : ceinture tissée des Andes.
  • Chyrpy : veste brodée à manches courtes des femmes Turkmènes.
  • Cisalfa. Fibre artificielle, mélange de rayonne et de caséine, semblable à de la laine, réalisée dans les années 1930 et 1940 par Snia.
  • Converter. Professionnel servant d’intermédiaire entre l’usine textile et l’acheteur, à qui il offrait une sélection personnelle de la production la plus récente.
  • CrÊpe. Tissu obtenu avec des fils fortement retordus.
  • Cuir brut (ou cuir vert) : cuir animal non tanné.
  • Damas. Tissu travaillé, d’antique origine syrienne, constitué d’une seule chaîne et d’une seule trame, entrecroisés de manière à obtenir une armure satin. Le damas présente alternativement, sur le fond et sur le décor, la face chaîne (lisse et lumineuse) et la face trame (mate).
  • Décor à l’aérographe. Décor obtenu par projection de couleur à l’aide d’une machine à air comprimé et en utilisant un système de caches.
  • DENTELLE AUX FUSEAUX. A l’origine, toute forme d’ouvrage à mailles confectionné avec des fuseaux à dentelle mais, après l’invention par John Heathcoat de la machine à dentelle à fuseaux en 1809, le terme s’appliqua à la dentelle mécanique.
  • DENTELLE CHIMIQUE. Sorte de broderie mécanique développée dans les années 1880 où l’on travaille le motif avec une fibre végétale sur un fond en soie qui est détruit ultérieurement à la soude caustique ou au chlore. Cette technique est particulièrement efficace pour la production d’imitations de dentelle à l’aiguille et au crochet.
  • Dentelle. Elle est réalisée avec une aiguille et un fil, ou avec des fuseaux, ou au crochet, ou avec des aiguilles, sans aucun support textile. S’il y a un fond préexistant, serait-il aussi délicat qu’un tulle, il s’agit d’une broderie.
  • Dhoti : tissu noué par les Hindous autour de la taille et formant comme un pantalon très lâche.
  • Diagonale. Côte oblique plus ou moins prononcée apparaissant sur la surface des tissus à armure sergé.
  • DIAPRE. Du latin diasprum, dérivé d’une famille d’adjectifs trouvés sur des documents datant des 9e au 12e siècles, désignant peut-être des soieries monochromes tissées dans deux nuances d’une couleur particulière. A la fin du treizième siècle, le terme diasprum s’appliqua à un groupe de soieries lampas, souvent tissées avec motif moiré sur fond moiré, avec des détails brochés en fil d’or.
  • Drap. Tissu de laine à armure toile ou sergé, fortement foulé et lainé de façon à soulever les fibres de laine pour créer une surface pelucheuse.
  • ECOINÇON. Terme d’architecture désignant l’espace triangulaire entre la pointe d’un arc et l’angle le plus proche.
  • Feutre. Textile de laine produit par enchevêtrement et pressage des fibres.
  • Fibres textiles. Elles peuvent être animales (laine, soie, byssus) ; végétales (lin, chanvre, coton, jute, agave, raphia, etc.) ; minérales (métal, amiante, verre) ; artificielles (rayonne viscose, rayonne acétate, lanital, cisalfa, etc.) ; synthétiques (polyamide, polyester, polyvinyle).
  • FILE, FIL, fil d’or ou d’argent formé d’une bande étroite de papier, de parchemin, de membrane ou de métal doré (ou argenté), enroulé autour d’un fil de lin, de coton ou de soie.
  • FILET façonné. Fait à partir de 1769 sur un métier à chaussettes.
  • FILET, nom français du LACIS, qu’il remplaça à la fin du dix-neuvième siècle comme terme internationalement accepté pour le filet noué à la main.
  • FLOCHE, SOIE BRUTE, et fil de soie détors, fait avec l’enveloppe extérieure douce du cocon du ver à soie. Etant donné qu’il est détors, les fils sont serrés et réguliers, ce qui convient particulièrement au passé nuancé irrégulier où les nuances doivent se fondre de façon uniforme.
  • FlottÉ, FlottÉs : fils de chaîne ou de trame flottant par-dessus le tissu sans y être tissés. Recouvrement du fils de chaîne ou de trame, à intervalles réguliers en suivant un projet, afin de produire de petits effets décoratifs (pois, hachures, diamantin).
  • Foulard. Tissu de soie, en armure sergé légère, d’aspect brillant et doux au toucher.
  • Galla : tissu brodé porté sur la nuque par les femmes Banjara d’Inde du sud.
  • Ganeshtapan : parement brodé indien de forme pentagonale représentant le dieu hindou Ganesh.
  • GANSE. Cordonnet cablé en soie ou fil métallique. Egalement dentelle aux fuseaux baroque qui incorpore de tels cordonnets.
  • GAZE. Tissu à armure toile dont les croisements se font par le décalage des extrémités de la chaîne. Sur les métiers les plus simples, il s’effectue parle croisement des fils de chaîne à mesure que progresse le travail. Sur des métiers plus complexes, on fait se croiser les extrémités de la chaîne appelées fils de tour sur d’autres extrémités de chaîne appelées fils droits. Il existe de nombreuses variantes, selon la complexité des mouvements effectués par les fils de tour par rapport aux fils droits. L’étoffe finale est en général (mais pas toujours) un tissage à structure ajourée.
  • Ger : tentes des nomades mongols aux parois de feutre, appelée « yourte » en Asie centrale.
  • Gerinsing : tissu en double ikat balinais.
  • Ghudjeri : couverture de cheval ouzbek composée de bandes tissées très étroites cousues ensemble.
  • Goncha : tunique de laine portée par les hommes et les femmes au Tibet et dans l’Himalaya.
  • Grain. Celui d’une tapisserie peut être gros (3-4 fils de chaîne au centimètre) ou fin (10-12 fils de chaîne au centimètre).
  • Griccia. Décor typique des velours Renaissance à fond doré, constitué d’un tronc sinueux central se développant en verticale et sur lequel grimpent des sarments de fleurs de grenadier et de chardon. Ce décor est orné d’une grande corolle multilobée, elle-même décorée d’une fleur de chardon en son centre.
  • Guj : corsage ou robe de mariage à broderies du Kutch (Inde) et du Sind (Pakistan).
  • Happi : courte veste de coton japonaise.
  • Hinggi : manteau d’homme tissé en ikat de l’île de Sumba, Indonésie.
  • Huilpil : poncho court d’Amérique centrale tissé par les femmes.
  • IKAT. Etoffe malaise.
  • Impression à matrice. S’obtient avec un bloc de bois, gravé ou sculpté selon la décoration voulue, puis encré ou coloré, et enfin pressé sur le tissu aussi souvent que nécessaire.
  • Impression au cadre. Il s’agit d’une évolution de la sérigraphie. On étale du collant « réservant » sur de la toile grège (tendue sur un cadre métallique carré), à l’exception des détails décoratifs à colorer, afin de faire passer la pâte colorante par ces secteurs, sous la pression d’une spatule.
  • Impression au pochoir, au stencil, avec cache. Ces formes d’impression s’obtiennent en découpant une feuille de papier dont on ne garde que les contours. La feuille ainsi découpée est posée sur le tissu, puis colorée.
  • Impression aux rouleaux. Mécaniquement, en utilisant des cylindres de bois ou de métal, on obtient une impression rapide sur de grands métrages, d’abord à une seule couleur à laquelle on en ajoute d’autres manuellement.
  • Impression. Décoration produite sur tissu, non pas en entrecroisant des fils de chaînes et de trames sur le métier, mais en procédant de différentes manières comme pour le papier.
  • Impression en rÉserve. Les parties du tissu qui ne doivent pas être teintes sont couvertes, autrement dit « réservées », soit en appliquant des substances qui repoussent la teinture, soit en nouant étroitement ces zones textiles de façon à empêcher qu’elles absorbent la couleur. Le batik et le bandana sont des techniques de teinture en réserve.
  • INCRUSTATION/INTARSIA. Morceaux d’étoffe soigneusement découpés, insérés dans des ouvertures de forme identique pratiquées sur un fond pour former un motif. Généralement fixés avec des points de broderie, les morceaux incrustés peuvent aussi être fixés sur une doublure au moyen de produits adhésifs.
  • ITALIEN, QUILTING, Dessin consistant en un couple de lignes parallèles cousu à point devant ou point arrière sur deux couches d’étoffe ; ensuite, on insère des cordons souples entre les deux couches et les lignes doubles pour faire ressortir le motif en relief.
  • Jacquard. Métier complexe et mécanisé inventé par Jean-Marie Jacquard et breveté au début du 19e siècle. Le terme « jacquard » sert aussi à indiquer le tissu façonné en général, c’est-à-dire orné de motifs décoratifs complexes.
  • Janawar : châle à tissage en tapisserie du Cachemire.
  • JOK. Terme laotien pour un effet sur trame supplémentaire où les fils de trame du dessin sont insérés à la main.
  • Juval : sac tissé d’Asie centrale pour abriter ou transporter les biens familiaux.
  • Kaha hururhuru : cape maori couverte de plumes.
  • Kain : rectangle de tissu indonésien enveloppant le corps.
  • Kalaga : parement de temple rembourré birman, orné de verre, de fils couchés et de paillettes.
  • Kalam : plume munie d’un réservoir de feutre ou de laine contenant de la teinture, utilisé en Inde du sud pour tracer les contours d’un kalamkāri.
  • KALAMKĀRI. tissu d’Inde du sud généralement orné d’images pieuses. Littéralement « travail à la plume » ou « travail au pinceau » : cotonnades peintes ou teintes de l’Inde. Le processus est complexe comprenant le mordançage avant teinture dans un bain à base d’alizarine pour l’obtention d’une gamme de rouges, de violets, de bruns et de noir. Aux endroits qui demandent du bleu ou du vert foncé, on protège l’étoffe en l’enduisant de cire servant de réserve, avant une teinture séparée dans l’indigo. Les jaunes et les verts pâles sont peints à la main avec des colorants végétaux locaux moins solides. Les vert foncé s’obtiennent par sur teinture du jaune sur l’indigo, l’orange par la sur teinture du jaune sur un rouge clair. La préparation soigneuse de l’étoffe de coton constitue une aide aux processus de fabrication kalamkāri pour l’obtention d’une surface égale, solide, ainsi que l’emploi de fruits et de graines d’autres plantes comme astringents dans lesquels on plonge l’étoffe avant la peinture.
  • KAMISHIMO. Costume de cérémonie masculin japonais du samouraï, comprenant un kataginu, gilet à épaules larges et un pantalon de style Hakama porté sur un KOSODE.
  • Kanduri : tissus en appliqué offerts par les pèlerins au temple de Salar Masud, dans l’état indien d’Uttar Pradesh.
  • Kantha : tissus matelassés et brodés confectionnés avec des étoffes recyclées au Bihar, dans le Bengale occidental et au Bangladesh.
  • Kasuri : technique japonaise de l’ikat.
  • Katagami Technique japonaise d’impression sur étoffe, basée sur la décomposition du dessin à reproduire avec plusieurs pochoirs découpés dans un papier spécial (un pochoir par couleur).
  • Katazome : méthode japonaise de teinture au pochoir.
  • Kente : étoffe à bandes cousues ghanéenne.
  • KERMES. De qirmiz, nom arabe d’un insecte hémiptère vivant sur une espèce subtropicale de chênes. Le corps sec et broyé des femelles gravides donne une teinture écarlate brillante et solide, connue et utilisée depuis les temps anciens.
  • Khes : étoffe à double tissage d’Inde et du Pakistan.
  • Kilim : tapis en tapisserie.
  • KIMONO. Costume traditionnel japonais porté aussi bien par les hommes que par les femmes, le kimono est normalement taillé dans une étoffe de 12-13 mètres (39-42 ft) de long sur 36-37 cm (14-14,5 ft) de large. Toutes les coutures sont droites et le modèle standardisé varie seulement dans la coupe et la longueur des manches. Ne présentant pas de fermeture, le kimono est drapé sur le corps et maintenu par une ceinture, l’obi, de style varié.
  • Kinkhab : brocart de soie à fils métalliques tissé en Inde.
  • KOSODE. Kimono à poignets étroits, le kosode était le principal vêtement de dessus japonais datant de la période Muromachi et l’ancêtre du kimono moderne.
  • LACIS. Ancienne technique de filet noué à la main décoré de broderie.
  • Ladao : couteau à pointe de cuivre avec lequel on étend de la cire pour la teinture à la réserve dans le sud-ouest de la Chine.
  • Lampas. Etoffe façonnée dont le dessin est formé par flottés de trame ou brochage sur trame, maintenus en place par une chaîne de liage, se détachant sur une armure fondamentale produite par une chaîne principale et une trame de fond. Au cours du Moyen-Age, des lampas particuliers étaient désignés par des termes historiques spécifiques (cf. DIAPRE).
  • Lanital. Comme la Merinova, fibre textile artificielle qu’Antonio Ferretti a tirée de la caséine du lait en 1935.
  • Lisière : bordure d’un tissu ; endroit où le fil de trame repart en sens inverse.
  • MANTA. Terme espagnol employé en Amérique latine après la conquête espagnole pour décrire les capes et les tissus indiens. Aujourd’hui, il s’applique aux étoffes de coton non blanchi ou calicot.
  • Mashru : tissu à armure satin, à la chaîne en soie et à la trame en coton.
  • Mechita : sac de cordelettes colombien.
  • MERCERISE, FIL (perlé) Méthode de traitement du fil de coton dans une solution de soude caustique qui le rend à la fois plus solide et lui donne sa brillance, découverte en 1844 par John Mercer (1791-1866) chimiste spécialisé dans les colorants, originaire d’Accrington en Angleterre.
  • Métier à la tire. Structure en bois complexe pour fabriquer des tissus façonnés (damas, lampas, brocatelles, velours, etc.), où les effets décoratifs sont obtenus avec deux ensembles de chaîne et au moins deux trames. En plus des lisses, ce type de métier comprend un système de cordes qui déplacent, si nécessaire, les fils de chaîne du poil, qui s’entrecroisent avec d’autres trames.
  • Métier à lisses (au minimum deux lisses). Les fils de chaîne pairs passent à travers les œillets de la première lisse, les fils impairs à travers les œillets de la seconde. Ils se soulèvent alternativement et créent un passage dans lequel court la navette avec la trame, afin de construire une armure simple.
  • Métier de basse lisse. Métier horizontal avec représentation du décor inversée de façon spéculaire par rapport au carton.
  • Métier de haute lisse. Métier vertical. Il sert à tisser des tapisseries de façon à ce que le dessin soit orienté selon le projet de l’artiste qui l’a conçu.
  • Métier Jacquard : premier exemple de métier programmé à l’aide de cartes perforées.
  • Métier. Structure en bois sur laquelle on tisse. Le métier le plus élémentaire consistait en des fils de chaîne qu’on enroulait sur un montant supérieur et qu’on laissait pendre en les tendant avec des pierres. On faisait ensuite passer le fil continu de la trame alternativement par-dessus et par-dessous les fils de chaîne.
  • MINAKĀRI. Littéralement, « travail émaillé », nom donné à un style de brochage du Rajasthan et du centre de l’Inde sur lequel le motif est broché en fils de soie multi colores sur un champ rempli d’une trame d’argent ou d’argent doré. Le Minakāri s’emploie essentiellement pour les bordures ou bords des étoffes drapées telles que les SARIS.
  • MOIRE. Terme employé pour décrire des textiles sur lesquels un effet chatoyant et ondé s’obtient par pressage de la côte de chaîne de certaines étoffes de manière à en écraser certaines parties et à laisser le reste en relief, en sorte que les parties écrasées et celles qui ne le sont pas produisent un effet irisé.
  • Molleton. Tissu de coton, moelleux d’un côté et lisse de l’autre.
  • Monedero : bourse tricotée andine.
  • Mordant : sel métallique qui se combine avec la teinture pour la fixer de manière permanente.
  • MULHAM. Littéralement « permis ». Armure à fibres mixtes, à chaîne de soie et trame de coton porté en réaction à l’inter diction faite aux hommes de porter de la soie.
  • MUREX. Sorte de mollusque donnant un colorant pourpre utilisé depuis l’Antiquité jusqu’au quinzième siècle où il fut remplacé par le kermès, la cochenille et la garance. Etant donné l’énorme quantité de mollusques requise – environ 8 000 pour obtenir 1 gramme de colorant (0, 035 oz) – celui-ci était très précieux et son utilisation souvent synonyme de pouvoir politique et de statut social.
  • Nariyal : noix de coco décorée utilisée lors des mariages hindous.
  • NOH. Autre genre théâtral séculier japonais dont le style est influencé par le Zen, datant du quatorzième siècle.
  • Numdah : tapis de feutre d’Asie centrale.
  • Odhni : châle des femmes du nord-ouest de l’Inde et du Pakistan.
  • OGIVE/OGIVAL. Terme européen du dix-neuvième siècle pour un arc architectural à pointe. En décoration textile, il désigne deux arcs pointus, se rejoignant à chaque extrémité pour former un simple médaillon.
  • Okbash : sac des nomades d’Asie centrale abritant les piquets de leur yourte pendant leurs déplacements.
  • ŌSODE. KIMONO à poignets larges du style qui se porte à la cour impériale du Japon depuis la période Heian.
  • PALMETTE. Ornement végétal stylisé – fleur, feuille, ou fruit – de coupe longitudinale pour laisser apparaître les graines intérieures.
  • Panno Lenci. Feutre de laine semblable en apparence au drap, de couleurs vives. Son nom s’explique par le fait qu’il a été utilisé par Elena König Scavini pour les créations de la maison Lenci.
  • Par : parement peint narrant les aventures de Pabuji, héros populaire du Rajasthan.
  • PASSEMENTERIE. Terme employé pour désigner les ornements de toutes sortes – dentelle argent et or, tresses, ganses, garnitures à perles, paillettes, or, argent et jais.
  • PATCHWORK. Juxtaposition de morceaux de tissu pour la constitution d’un dessin. Les pièces peuvent être de forme régulière ou irrégulière (comme dans le crazy patchwork).
  • PATOLA. Sari en soie tissé avec la technique du double ikat, du Gujarat. Traditionnellement, le patola est un sari de mariage dans certaines communautés du Gujarat.
  • Peignage : méthode de séparation de longues mèches de laine en vue d’obtenir une laine de haute qualité.
  • Phulkari : châle de mariage du Pundjab orné au point lancé.
  • Picot : boucle décorative en bordure d’une pièce de broderie ou de macramé.
  • Pigment : agent colorant, généralement d’origine minérale, qui adhère à la surface d’un tissu.
  • Pis : mouchoir de coton philippin.
  • Plangi : (en indonésien : « arc-en-ciel ») nom local de la teinture sur nœuds.
  • Pojagi : tissu coréen servant à envelopper des objets.
  • Ralli : quilt du Pakistan ou d’Inde du nord.
  • RAPPORT/REPETITION. Mesures en longueur et en largeur en fonction desquelles se répète une unité de dessin. Un demi-rapport est la répétition d’une unité de des sin qui perd, par rapport à la suivante, la moitié de sa longueur. Un rapport de miroir est la répétition d’une unité de dessin autour d’un axe parallèle à la chaîne.
  • Resht : tissu brodé au point de chaînette, nommé d’après une ville d’Iran.
  • RICHELIEU, BRODERIE. Genre de broderie blanche sur lequel le motif est d’abord formé au point de feston, puis le tissu est découpé et les espaces sont remplis de brides brodées.
  • ROUET. Appareil de filage pour la torsion du fil.
  • Rumal : mouchoir, ou tissu carré, d’origine indienne.
  • Sai gosha : textiles brodés en formes de chevrons utilisés en Ouzbékistan comme couvre-lits.
  • SAMIT. Terme médiéval désignant un genre de soierie façonnée ou unie, dérivé du latin (examitum, samitum) et du grec (hexamitos). L’endroit et l’envers sont couverts de flottés de trame liés en un croisé 1:2, avec chaîne de liage, tandis que les fils de la chaîne dominante restent cachés à l’intérieur du tissu. La nappe de chaîne comprend six fils, avec alternativement une chaîne principale et une chaîne de liage.
  • Sarei : tissu porté par les femmes indiennes enroulé autour de la taille et sur l’épaule.
  • SARI. Long morceau d’étoffe drapée constituant le vêtement traditionnel des femmes dans de nombreuses régions de l’Inde. Le sari est plissé autour d’une ceinture serrée à la taille pour former ensuite une jupe longue descendant jusqu’aux chevilles. La partie libre, généralement décorée, est alors relevée dans le dos pour retomber gracieusement sur la tête ou sur une épaule.
  • Sarong : rectangle de tissu enroulé autour de la taille en Indonésie.
  • Sashiko : broderie au point de devant d’origine japonaise, souvent utilisée pour des tissus matelassés.
  • SA-SI-GYO. Longs rubans employés en Birmanie pour attacher les textes sacrés bouddhiques. Ils portent souvent les titres du donateur et des vœux pieux.
  • SATIN A CINQ LAMES. Armure satin où le fil de trame passe sur quatre fils de chaîne et ensuite sous le cinquième fil de chaîne.
  • Satin. Troisième armure simple, réalisée en déliant la chaîne sur quatre ou sur sept duites de la trame, de façon à obtenir un effet brillant.
  • Selendang : long tissu étroit aux usages multiples : les Indonésiennes s’en servent comme châle ou porte-bébé, pour emballer leurs courses, etc.
  • Serape : châle d’Amérique centrale.
  • SergÉ. Armure simple (diagonale).
  • Sérigraphie. La sérigraphie s’exécute avec un tissu fin mais fort (burat), tendu sur un petit métier en bois. Un vernis spécial, imperméable à la couleur, est étalé sur les zones que l’on veut réserver. Une fois ce vernis étalé sur l’étoffe à imprimer, on verse la couleur qui passe uniquement à travers le burat non vernis. On répète l’opération autant de fois qu’il y a de couleurs.
  • Shibori : nom japonais de la teinture sur nœuds.
  • Shigra : sac de fibres entrelacées d’origine andine.
  • Shisha : verre à miroir utilisé dans la broderie indienne.
  • Songket : brocart indonésien au fil de soie ou de métal.
  • SOUMAK. technique d’enroulage des fils de trame utilisée dans la confection de sacs et de tapis. D’après la ville de Soumak (Shemakha) dans l’est du Caucase. Le terme désigne un type de tissage à une chaîne où un fil de trame ne passe pas dans une foule mais est passé à la main sur un groupe de plusieurs fils de chaîne ; puis il revient sous le travail et repasse sur une partie des fils déjà couverts. Le processus se répète avec des groupes successifs de fils de chaîne et ce, sur toute la largeur. D’un côté de l’ouvrage, les flottés de trame sont à angles droits par rapport à la chaîne, mais sur l’autre, ils les croisent en oblique. Le soumak peut être façonné avec des fils de trame de différentes couleurs, à différents emplacements. Il s’emploie parfois pour le brochage. Dans le tissage des carpettes, une ou deux duites de l’armure toile sont battues après chaque rang ou tous les deux rangs de trame soumak.
  • Stencil. Voir Impression au pochoir.
  • Substantive (teinture) : teinture qui n’a pas besoin de mordant pour être grand teint.
  • SUPPLEMENTAIRE, FORMATION DE MOTIF SUR CHAINE/-TRAME, L’emploi du terme « supplémentaire » pour décrire soit des chaînes, soit des trames, indique qu’il s’agit d’éléments non structurels ajoutés pour la création d’un motif ou l’enrichissement d’une armure fondamentale.
  • Suzani : (« aiguille » en persan) grande pièce de tissu (couverture ou parement) brodée d’Asie centrale.
  • TABLETTES, TISSAGE A, OU TISSAGE A CARTONS, Méthode de tissage utilisant un certain nombre de tablettes ou cartons perforés dans lesquels on passe les fils de chaîne. On forme les foules pour le passage de la trame en faisant pi voter tous les cartons. Selon le nombre de trous des cartons, la manière dont sont enfilés les fils de chaîne et selon la rotation des cartons, on obtient différents types d’armure. Cependant, comme le nombre des fils de chaîne enfilés est limité par le nombre des cartons pouvant être maniés avec facilité, le tissage aux cartons s’emploie normalement pour la confection de galons, de ceintures, etc…
  • TAFFETAS. Tissu de soie à armure toile. Fine étoffe au tissage en soie ou en fibres identiques telles que la rayonne.
  • Tambour : cadre de bois utilisé pour tendre le tissu que l’on brode à l’aide d’un crochet.
  • TAMBOUR, BRODERIE SUR, technique par laquelle des points de chaînette sont formés à la surface de l’étoffe à l’aide d’un crochet à tambour, souvent utilisé pour décorer le tulle mécanique.
  • Tannage : trempage des peaux dans des substances acides pour les assouplir et empêcher leur décomposition.
  • Tapa : tissu d’écorce polynésien obtenu à partir du mûrier à papier.
  • Tapis. On passe les trames entre les fils de chaîne tendus entre les ensouples et au moins toutes les deux duites, on en noue d’autres à un fil (nœud espagnol) ou à deux fils de chaîne (nœud ghiordès).
  • TAPISSERIE SANS RELAIS. Tissage à fils de chaîne courts, généralement de différentes couleurs, sans espace entre les couleurs.
  • Tapisserie. Textile produit avec un seul système ou ensemble de fils de chaîne, d’une tonalité neutre, et avec de nombreuses trames polychromes se déroulant à partir de navettes spéciales appelées « broches » travaillant uniquement dans le secteur où une couleur donnée est nécessaire. Les fils utilisés autrefois étaient en laine, avec l’ajout de soie, d’or et d’argent pour les tapisseries les plus précieuses. Plus la chaîne est fine et serrée (ce qui détermine le grain), plus le travail est lent, plus l’effet pictural est virtuose et plus le coût de la tapisserie est élevé. La chaîne peut être réalisée sur un métier de haute ou de basse lisse, sans que cela entraîne des différences esthétiques visibles. Le métier de haute lisse est constitué d’ensouples verticales, entre lesquelles sont tendus les fils de chaîne et sur lesquels sont esquissés les contours du dessin : pour l’opérateur travaillant à l’envers de la tapisserie, le dessin est bien visible sur un miroir placé devant lui et reflétant le carton placé derrière lui. Grâce à ce procédé, une fois le travail terminé la scène paraîtra à l’endroit. Dans le travail de basse lisse, le dessin est placé sous la chaîne qui est tendue entre deux ensouples parallèles horizontales et il est inversé à la fin de l’ouvrage. Au 20e siècle, les tapisseries produites dans les ateliers du Bauhaus en suivant une technique ancienne sont particulièrement remarquables. Toutefois, la dénomination de « tapisserie » s’applique généralement à un tissage simple, à armure toile ou sergé, réalisé sur un métier à lisses, où les effets décoratifs sont obtenus grâce à une alternance de trames de couleurs et de matériaux divers. Cette technique est également connue sous le nom de « tissage scandinave ».
  • Techniques libres. Dans l’exécution de tapisseries modernes, on adopte des techniques libres, inconnues dans le passé : mais dans ce cas, l’emploi du mot « tapisserie » est souvent impropre.
  • TeillÉe (ou tillée). Fibre séparée, mais pas encore filée.
  • Teiller (ou tiller). Séparer les fibres végétales (lin, chanvre) de la teille (ou tille), partie ligneuse de la fibre.
  • Teinture en fil. Lorsque la teinture a lieu après la filature de la fibre.
  • Teinture en pièce. Lorsque la teinture est exécutée après le tissage.
  • Teinture sur écheveau. Lorsque la teinture concerne les fibres.
  • Tensifa : rideau marocain brodé.
  • TIRAZ. Textiles fabriqués dans les ateliers gouvernementaux, présentant souvent des bandes tissées de calligraphie, offerts en cadeaux officiels.
  • Tissu à ratier. Tissu façonné réalisé sur des métiers Ratier, du nom de leur inventeur.
  • Tissu façonné. Tissu réalisé sur un métier à lisses, à armure simple, sur lequel le tisserand exécute de petites variations sur un thème afin de créer de minuscules décors.
  • Tissu ouvragé. Tissu orné de motifs décoratifs obtenus non pas par impression, mais par l’entrecroisement des fils de chaîne (de fond et du poil) et de trames de fond et supplémentaires.
  • Tissu simple. Tissu obtenu sur un métier à lisses, avec un seul ensemble de fils de chaîne et une seule trame, entrecroisés selon les trois armures fondamentales (toile ou taffetas ; diagonale ou sergé ; satin).
  • Toile d’Olonne. Toile forte et écrue pour rideaux ou pour voiles, de lin ou de coton, originaire d’une manufacture sur le fleuve Olona, près de Milan.
  • Toile. La première armure fondamentale et la plus simple. La chaîne et la trame sont liées en damier. Le mot « toile » désigne communément un entrecroisement de lin, de coton ou d’autres fibres. Pour la soie, on emploie le mot « taffetas ».
  • TOILE, POINT DE, (toilé). Parties denses des dentelles aux fuseaux travaillées de telle sorte qu’elles donnent l’impression d’une armure plus ou moins régulière.
  • Toran : parement de porte brodé de l’état indien du Gujarat.
  • Trame : éléments transversaux d’un tissu.
  • Trame. Fil continu qui se dévide sur une bobine placée au centre d’une navette. Le fil de trame s’entrecroise avec les fils de la chaîne et construit le tissu. La trame peut être de fond (elle collabore à l’entrecroisement de fond) ; lisérée (en se dévidant, elle construit un petit effet décoratif) ; lancée (supplémentaire, on la passe d’une lisière à l’autre pour créer un décor) ; brochée (elle n’est utilisée que dans certains secteurs, pour enrichir le décor du tissu).
  • TRAMETAGE. Armure où la trame ne passe pas dans une foule mais tourne autour de chaque fil de chaîne. D’ordinaire, la trame entoure un seul fil de chaîne, mais le terme s’emploie aussi quand la trame entoure des groupes de fils ; il s’agit alors dans ce sens d’un synonyme du terme SOUMAK.
  • Tricot. Il est formé d’un seul fil continu, présentant une série de boucles appelées « mailles ». Plusieurs mailles forment les points : maille endroit, maille envers, point jersey, etc.
  • Tritik : nom indonésien de la teinture à la réserve par couture.
  • Tsutsugaki : technique japonaise de teinture à la réserve : de l’amidon est appliqué sur le tissu avec un tube en bambou.
  • TULIS. Terme indonésien pour le batik dessiné à la main. Batik javanais dans lequel la cire pour la teinture à la réserve est appliquée avec un casting.
  • TULLE BRODÉ. Broderie exécutée sur tulle, à partir de 1769, sur le métier à bas.
  • Twill. Tissu d’armure sergé légère.
  • Velours à grille. Le dessin est tracé grâce à l’apparition, uniquement en profils fins, de l’armure satin du fond, qui semble presque gravée dans l’épaisseur du poil.
  • Velours cannelé. Le décor apparaît grâce à la différence d’épaisseur du poil, obtenu avec des fers cannelés de différentes hauteurs.
  • Velours ciselé : velours où les boucles sont coupées ou non selon les zones pour obtenir un effet de contraste.
  • Velours dévoré. Des poids de poil différent et un fond partiellement découvert, obtenus avec des procédés chimiques.
  • Velours fourrure ou peluche. On l’obtient en utilisant des fers très hauts, afin d’obtenir un poil ayant l’aspect d’une fourrure.
  • Velours frappé ou ciselé. Un poil coupé et un poil bouclé de moindre hauteur alternent dans le décor.
  • Velours imprimé ou gaufré. On l’obtient en pressant le dessus du velours uni avec des matrices métalliques à chaud qui créent un effet décoratif.
  • Velours jardin. Son nom vient de l’utilisation de nombreuses chaînes du poil (corps), polychromes.
  • Velours. Typologie textile très complexe, formée d’une chaîne de fond qui construit l’armure de base avec la trame de fond, et d’une ou de plusieurs chaînes du poil pour la surface veloutée. On fabrique le velours sur un métier au lancé, complété par un tiroir (centre) installé sous la chaîne de fond, contenant les milliers de bobines de fil nécessaires pour obtenir le velouté. Sur l’endroit du tissu, à mesure que l’on progresse avec l’armure de base, on enfile dans le pas des chaînes supplémentaires, toutes les deux ou trois duites de trame, un fer tubulaire (pour obtenir le velours bouclé) ou cannelé (pour obtenir le velours coupé, après avoir passé le coupoir). L’alternance des deux types de poil caractérise le velours ciselé).
  • Wampum : perles de coquillages servant de monnaie des Indiens américains des côtes de l’Atlantique nord.
  • Worsted : tissu de qualité utilisant de longues fibres de laine peignée.
  • Yourte : tente de nombreux nomades d’Asie centrale : de forme circulaire, elle se compose de parois de feutre et d’un support de bois.

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