Acchla

Association pour la Connaissance de la Culture Historique Littéraire & Artistique


L'association

Cours et conférences d’histoire de l’art et des religions – cycle 2020-21

Dans les catégories

Ces cours et conférences sont proposés par l’ACCHLA en collaboration avec l’UTLIB et la Ville de Talence

Les programmes de cours

Cours d’histoire des religions

« Les grands thèmes universels des religions »

Depuis l’Antiquité et avant même que l’homme ne consigne par écrit son histoire, les religions, instituées ou non, ont apporté, souvent de manière péremptoire, des réponses aux questions fondamentales sur la vie et une mort impliquant à la fois un au-delà et la croyance en une âme immortelle qui se pose comme essentielle au sens même de l’existence. Si la philosophie et les sciences se sont positionnés de façon plus pertinente sur ses questionnements, il n’en reste pas moins que toutes les religions s’appuient sur des thèmes universels tels que : l’origine, le péché et le repentir, le pur et l’impur, la sexualité, la souffrance et la violence, la transe et l’élévation de l’âme, le salut, le divin et sa représentation, la prédestination, etc. Ces thèmes sont illustrés par des mythes, tout aussi universels, mis en scène sous la forme de drames liturgiques et enfin, présentés dans des théologies savantes comme dans l’hindouisme par exemple.

→ programme de 25 cours hebdomadaires de septembre 2020 à mai 2021 :

    • le jeudi à l’UTLIB de 11h à 12h30

Cours d’histoire de l’art

I / « Lumières et pénombres dans l’art européen du XVIIIe siècle »

L’architecture baroque élaborée à Rome au XVIIe siècle et fortement marquée du sceau de la Réforme catholique trouve désormais des prolongements rocaille et rococo au XVIIIe siècle, notamment en Europe centrale, dans les pays germaniques et en Espagne où le style churrigueresque est une forme exaspérée du baroque. Dans cet esprit, l’iconographie et l’art académique qui se mettaient au service de l’absolutisme royal d’un Louis XIV s’assouplissent et Antoine Watteau introduit un nouveau genre, les « fêtes galantes », qui allait connaître sous la Régence et le règne de Louis XV son accomplissement avec Boucher et Fragonard.
Cependant, au même titre que la peinture de Tiepolo qui perpétue superbement l’art d’un Véronèse, ces formes sont critiquées dès le milieu du siècle par des penseurs qui, comme Diderot, exaltent le genre « sérieux » que représente le culte des Grands Hommes dans la sculpture française ou les pastels de Maurice Quentin de La Tour, et le genre moralisateur incarné par Greuze. La nature morte de Chardin, les vedutistes vénitiens, les portraits de Gainsborough, finissent d’apporter son prestige à la peinture du XVIIIe siècle.
Pourtant, des artistes commencent à douter du triomphe des Lumières, contestant ce siècle progressiste : Hogarth sur le ton de la caricature, Messerschmidt sur celui de l’inquiétante étrangeté des visages, Piranèse par l’imaginaire de mondes souterrains improbables, Caspar David Friedrich sur le mode de l’intériorité, William Blake par son rejet de l’industrialisation déshumanisante, Goya par ses peintures noires et Füssli en opposant aux certitudes de son siècle l’irrationalité du cauchemar.
Ces Romantiques donnent à voir les ombres que projette le siècle des Lumières.

→ programme de 25 cours hebdomadaires de septembre 2020 à mai 2021 :

    • le lundi et le jeudi après-midi à l’UTLIB

II / « Vingt-cinq chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art occidental »

Présentation inédite de vingt-cinq œuvres parmi les plus significatives des grandes civilisations qui ont profondément marqué, depuis la préhistoire, la culture occidentale, d’un point de vue de l’histoire, des idées, des styles et des genres artistiques. En faisant ressortir des thèmes prégnants, tels l’Orient et l’enfant, nous présenterons :

    1. les nuraghes de Sardaigne et la civilisation des Mégalithes
    2. le Vase « François » du Musée archéologique de Florence
    3. les fresques étrusques de Tarquinia
    4. les mosaïques de Pella
    5. les statuettes de Tanagra
    6. l’ara pacis augustae
    7. le Portrait de Septime Sévère et Julia Domna et le sarcophage des parents de Gordien III
    8. La lipsanothèque de Brescia
    9. la Pyxide d’al-Mughira du Louvre
    10. la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle
    11. l’Amphore de Málaga du musée archéologique de Grenade
    12. le Triptyque des Rois mages de Stephan Lochner et le Retable du couronnement de la Vierge
    13. le Retable de saint Vincent de Nuno Gonçalves
    14. le Chevalier, la jeune fille et la Mort d’Hans Baldung Grien
    15. le Compianto sul Cristo morto de Niccolò dell’Arca
    16. les Saisons de Pierre Bruegel l’Ancien
    17. Jacob bénissant les fils de Joseph de Rembrandt
    18. Saltimbanques et Polichinelle de Giandomenico Tiepolo
    19. les tentes ottomanes au siège de Belgrade (1717)
    20. Le Bain turc d’Ingres
    21. L’Exécution de Maximilien d’Édouard Manet
    22.  l’Île des morts d’Arnold Böcklin
    23. l’Enfant malade d’Eugène Carrière
    24. La Bohémienne endormie du Douanier Rousseau
    25. Le Monde de Christina d’Andrew Wyeth.

→ programme de 25 cours hebdomadaires de septembre 2020 à mai 2021 :

    • le lundi et le jeudi après-midi à l’UTLIB
    • le lundi de 18h à 19h30 au Forum des arts & de la culture à Talence, Esplanade Alcala de Henares : face à l’église Notre-Dame de Talence (tramway ligne B arrêt Forum)

Attention :

  • Les inscriptions sont, pour l’instant, subordonnées aux conditions d’occupation des salles qui ne sont pas encore connues.
  • Ces cours sont susceptibles d’être légèrement modifiés d’ici l’édition des programmes et calendriers sur le site de l’ACCHLA, en juillet 2020.

Pour toute information : 06 67 33 76 63

Les cycles de Conférences :

Cycle 2020/21 : L’Art contemporain face à l’Histoire

17 Septembre 2020 : Marc Chagall (1887-1985) et l’univers du cirque

    • Le cirque est le rêve, le mouvement, le chavirement, la joie, le rire et, cependant, son personnage emblématique, le clown, le plonge dans l’ambiguïté. Ce dernier est d’ailleurs très représenté dans l’art du XXe siècle.

15 octobre 2020 : L’arbre dans tous ses états. La représentation de l’arbre dans l’art 

    • L’arbre est terrestre par ses racines qui se répandent dans le monde souterrain ; il est céleste par sa verticalité. Lien symbolique entre le ciel et la terre, il est considéré comme l’axe du Monde, l’arbre de vie dans les plus anciennes mythologies, notamment celles de l’antique Mésopotamie : entre le Tigre et l’Euphrate, au centre du monde, pousse l’arbre de vie au pied duquel coule une source. Véritable axe cosmique, l’arbre, gardé par des griffons, relie par ses racines et son tronc les mondes inférieur et supérieur. L’arbre et le fruit qu’il porte suggèrent le rythme cyclique de la vie et, partant, le renouvellement, la renaissance. L’arbre ne manque pas d’être un motif essentiel de l’art.

5 novembre 2020 : Jeff Koons (1955-) et une certaine idée de l’« art contemporain »

    • Koons déclare que : « Si quelqu’un vient me voir et me dit : « Oh Jeff, j’adore les chats. Fais-moi une sculpture qui incorpore un chat », je serai incapable de créer quoi que ce soit. Mais si François [Pinault, bien sûr !] me dit : « J’ai cet espace, peux-tu me proposer une idée d’œuvre qui conviendrait ? », alors j’y vais. Je visite le lieu et si une idée se présente, je peux créer une œuvre.« 

19 novembre 2020 : Franz Marc (1880-1916) et le Cavalier bleu

    • Parmi les artistes du Blaue Reiter, Franz Marc est le plus attaché à la figuration et au naturalisme même si, à partir de 1914, se profile une nette tendance à l’abstraction. Sa très courte carrière, interrompue brutalement par la guerre (il meurt le 4 mars 1916 pendant la bataille de Verdun), propose une orientation artistique très différente de celle de Kandinsky et de ses compatriotes du groupe Die Brücke.

3 décembre 2020 : Scènes intimes de Vermeer de Delft (1632-1675) à Chen Zen (1955-2000)

    • La quête d’une profonde intériorité, d’un retour sur soi, d’un repliement qui s’ouvre sur un vaste monde intérieur confinant au spiritualisme, se rencontre aussi bien dans la peinture d’un Rembrandt (Le Philosophe en Méditation) ou d’un Vermeer de Delft (La Liseuse en bleu) que chez l’artiste contemporain Chen Zen (la Lumière innocente et le Silence sonore).

14 janvier 2021 : « Joies de la viande » de Frans Snyders (1579-1657) à Carolee Schneemann (1939-2019)

    • Snyders peignait des natures mortes ou des « cuisines » avec une profusion de gibiers et de beaux morceaux de boucherie qu’on retrouve aussi chez Rembrandt et, plus tard, chez Goya. De son côté, Carolee Schneemann organisait dans les années 60 des happenings mettant en scène une Joie de la viande. Ces manifestations artistiques majeures qui donnent à voir une débauche de nourriture jusqu’à l’écœurement disent-elles la même chose ?

4 février 2021 : Le monde vu à travers une fenêtre

    • Motifs emblématiques de la Renaissance, la fenêtre qui s’ouvre sur le monde et le miroir qui nous renvoie à nous-même, fascinent les peintres tels que Pierre Bonnard, Henri Matisse, Léonard Foujita (Nu couché à la toile de Jouy), les réalisateurs (Hitchcock), et des artistes plus contemporains (Nam June Paik).

18 mars 2021 : Métamorphoses. L’homme en animal dans l’art

    • Du thérianthrope de la Grotte des Trois-Frères (Ariège), peinture rupestre qui présente un être hybride, peut être un chamane qui s’imagine transformé en animal, aux « Quatre Z’éléments » de Philippe Mayaux en passant par les monstres de DC Comics, le thème de la métamorphose et du retour à l’état sauvage (Nabuchodonosor de William Blake) a toujours stimulé les artistes.

1er avril 2021 : Pablo Picasso (1881-1973) et la tauromachie

    • Picasso est un des innombrables artistes à s’emparer du thème de la tauromachie. Cependant, au-delà de la fortune qu’il connaît dans l’art du XXe siècle, Picasso le développe si bien qu’il finit par le faire se rencontrer avec le Christ en croix ou le minotaure.

20 mai 2021 : Fête de l’estampe

    • Petite histoire de la lithographie française : Goya (bordelais), Honoré Daumier, Gustave Doré, Félix Vallotton, Odilon Redon (1840-1916)…

→ le jeudi de 19h30 à 21 h au Forum des Arts & de la Culture (niveau 2), Esplanade Alcala de Henares : face à l’église Notre-Dame de Talence (tramway ligne B arrêt Forum)

Modalité de participation : 3 euros la conférence : BILLETERIE (en attente d’ouverture)

Cycle 2020-21 : art, iconographie et religions

L’image est un moyen de visualiser des idées. Partant, elle assure la propagande des religions comme des idéologies. Malgré un interdit strict de l’image (Ex 20, 4 et Dt 5, 8), l’artiste crée des représentations où l’esthétique se combine avec de subtiles iconographies censées rendre les concepts les plus difficiles, comme les créatures les plus ingrates.

  • 18 septembre 2020 : Le souffle des Muses
  • 16 octobre 2020 : Cassandre et les Sibylles dans les traditions grecque, romaine, juive et chrétienne
  • 20 novembre 2020 : L’Androgyne et le thème du double
  • 18 décembre 2020 : La représentation des anges dans le judaïsme, le christianisme et l’islam
  • 8 janvier 2021 : Les monstres ou la manifestation de l’archaïque
  • 5 février 2021 : Œdipe et le sphinx
  • 5 mars 2021 : Créatures mythologiques : Érinyes, Grées, Gorgones, Sirènes, Harpies
  • 2 avril 2021 : Créatures mythologiques : Cyclopes et Centaures
  • 7 mai 2021 : Les esprits des éléments : sylphes, ondins, salamandres, gnomes et farfadets

le vendredi de 14 h à 15 h 30, salle d’animations de la médiathèque Castagnera de Talence, 1 Avenue Maréchal Leclerc à Talence‎ – Entrée dans/par le Parc Peixotto

Modalité de participation : 5 euros la conférence pour les adhérents de l’ACCHLA ou 7 euros la conférence pour les non-adhérents.

Articles